Henri HUET était bien connu  et  ses écrits poétiques lui avait fait une juste renommée. Il publia plusieurs recueils de poésie. Le premier regroupa ses écrits poétiques entre 1880 et 1909 et le second intitulé « Les semailles poétiques » parut en 1912.

Voici quelques poèmes portant des noms évocateurs : Les carillons de l’abbaye de Coulombs, le Roulebois, le mariage de Mlle ROULEBOIS.Il exerça son talent dans un autre style littéraire et plusieurs romans sortirent de sa plume.

« Gandolin » publliée en 1903 en feuilleton dans un journal local  « Le Petit Républicain ». – Un roman qui intéresse les Nogentais « La terre réparatrice » Agréable à lire, ce roman  fait revivre, dans les rues de Nogent-le-Roi ou dans les couloirs du château, des personnages ayant réellement existé.

Voici une poésie sur le Roulebois

« Quand j’évoque par la pensée,

O mon cher  petit Roulebois,

Ma Jeunesse trop tôt passée,

J’éprouve les plus doux émois

A revoir couler ton eau claire

Qui dans Nogent semble, pour plaire,

Des maisons lécher les parois.

 

Pour l’amateur de pittoresque,

Que de coins, d’endroits précieux ;

Ici, c’est une vieille fresque

Pignons et ponts capricieux

Là tu passes sous une voûte

Si noire qu’on n’a pas de doute

Que tu ne verras plus les cieux

 

Vaillant moteur de la turbine,

Tu prêtes ta force au moulin

Donnant à l’immense bobine

Le rtythme de ton chant câlin.

Puis déversant plus bas ton onde,

Tu reprends ta route féconde

Et ton murmure cristallin.

 

Et, suivant tes jolis méandres,

Ah, Combien de fois en bateau,

Remontant au moulin de Chandres,

Jusqu’au pied même du coteau

Je redescendais en silence

Dans une douce somnolence

Sur ton courant en serpenteau.

 

Les fauvettes mêlaient leurs notes

Aux trilles de joyeux pinsons,

Et les trop farouches linottes

Volaient de buissons en buissons.

Parfois, au bord d’une racine,

Un rat-d’eau que la peur fascine,

Montrait des yeux plei,s de soupçons.

 

Puis soudain de bruyants ramages

Retentissaient le long des clos.

Ah !, quels caquets, quelles images,*

Ah ! Quels cancans et quels grelots ;

C’étaient les vaillantes laveuses

Riant et, de leurs mains nerveuses

Battant leur linge dans les flots.

 

Avec toir l’on n’a pas de gêne,

On jette en ton lit sans façons,

Tout ce qui nuit à l’hygiène,

Baste ! C’est bon pour les poissons !

Ce qui  n’empêche qu’on rançonne

Ton eau pure qu’on assaisonne

Pour sa douceur dans les cuissons.

 

Tu n’est pas canal de Venise,

Tu ne connais pas la fierté ;

Chacun avc toi fraternise

En toute aisance et liberté.

Que m’importe la politique

Guerres de clocher, de boutique,

Tes eaux  versent l’égalilté.

 

Laisse passer hommes et chose,

Va, poursuis toujours ton chemin ;

§Fais le bien sans chercher les causes,

Tu ne crains pas le lendemain.

Ainsi que le temps dans sa course,

Tu renais sans cesse en ta source,

Au service du genre humain.

 

Henri HUET

 

 

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